Archives pour la catégorie poesie

les abeilles, le miel

Une évidence

quichotte-panzaIllustration : Don Quichotte et Sancho Panza par Gustave Doré / source : Wikimédia Commons..

Cette citation issue de l’œuvre de Cervantès : « Don Quichotte », est prononcée par son fidèle écuyer Sancho. Une affirmation pleine de sagesse et de vérité…

« Si l’abeille vivait seule, elle ne ferait pas tant de miel»

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leon-basile-perrault-mere-avec-enfant-endormi« Jeune mère et enfant endormie »
Léon Jean Basile Perrault (1832-1908)
Image du domaine public
Source : Wikimedia Commons

 

 

Jeanne dort

Jeanne dort ; elle laisse, ô pauvre ange banni,
Sa douce petite âme aller dans l’infini ;
Ainsi le passereau fuit dans la cerisaie ;
Elle regarde ailleurs que sur terre, elle essaie,
Hélas, avant de boire à nos coupes de fiel,
De renouer un peu dans l’ombre avec le ciel.
Apaisement sacré ! ses cheveux, son haleine,
Son teint, plus transparent qu’une aile de phalène,
Ses gestes indistincts, son calme, c’est exquis.
Le vieux grand-père, esclave heureux, pays conquis,
La contemple.

Je ne sais quoi de plus céleste que le ciel.
De lys en lys, de rêve en rêve, on fait son miel,
Et l’âme de l’enfant travaille, humble et vermeille,
Dans les songes ainsi que dans les fleurs l’abeille.

 

VICTOR HUGO

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Un poème de « l’anthologie du miel »les abeilles, le miel dans CITATIONS external-black de kirikino

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LA ROSE ET LE RESEDA

13 Nov

La rose et le réséda

 

En cette semaine de la commémoration de l’armistice de 1918, Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots, en hommage à tous ces soldats qui au delà de leurs différences ont étés réunis dans un même combat pour que vive la France, un de mes poèmes préférés  : La rose et le réséda de Louis Aragon

La rose et le réséda
LA ROSE ET LE RESEDA

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l’échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Qu’importe comment s’appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l’un fut de la chapelle
Et l’autre s’y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu’elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l’un chancelle
L’autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l’autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l’aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu’aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu’il aima
Pour qu’à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
L’un court et l’autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L’alouette et l’hirondelle
La rose et le réséda

Louis Aragon

Extrait de
« La Diane Française »
édition Seghers

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LA ROSE ET LE RESEDA dans poesie mqdefault
VISIONNÉE

3:31

La rose et le réséda de Louis Aragon – interprété par La Tordue

La rose et le réséda Celui qui croyait au ciel Celui qui n’y croyait pas Tous deux adoraient la belle Prisonnière des soldats Lequel …
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poèmes et chansons (ROBERT LAMOUREUX -MAXIME LE FORESTIER -JACQUES BREL BIBI

ROBERT LAMOUREUX l’éloge de la fatigue

 

  • Live Maxime Le Forestier *La rouille* 2002

  • L’habitude nous joue des tours :
    Nous qui pensions que notre amour
    Avait une santé de fer.
    Dès que séchera la rosée,
    Regarde la rouille posée
    Sur la médaille et son revers. Elle teinte bien les feuilles d’automne.
    Elle vient à bout des fusils cachés.
    Elle rongerait les grilles oubliées
    Dans les prisons, s’il n’y venait personne. Moi, je la vois comme une plaie utile,
    Marquant le temps d’ocre jaune et de roux.
    La rouille aurait un charme fou
    Si elle ne s’attaquait qu’aux grilles. Avec le temps tout se dénoue.
    Que s’est-il passé entre nous,
    De petit jour en petit jour ?
    À la première larme séchée,
    La rouille s’était déposée
    Sur nous et sur nos mots d’amour.

    Si les fusils s’inventent des guerres
    Et si les feuilles attendent le printemps,
    Ne luttons pas, comme eux, contre le temps.
    Contre la rouille, il n’y a rien à faire.

    Moi, je la vois comme une déchirure,
    Une blessure qui ne guérira pas.
    Notre histoire va s’arrêter là.
    Ce fut une belle aventure.

    Nous ne nous verrons plus et puis…
    Mais ne crois pas ce que je dis :
    Tu sais, je ne suis pas en fer.
    Dès que séchera la rosée,
    La rouille se sera posée
    Sur ma musique et sur mes vers.

 

 

 

  • Sourire aux larmes,
    Trouver du charme
    Au fond du soir pourri qui mène à la mort.
    Viens ma dormeuse
    Dans la berceuse
    Que je te chanterai et que je cherche encore.
  • Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
    Je veux quitter ce monde, heureux. Pas de suicide,
    Pas de morbide,
    Pas l’ombre d’un regret ou d’un désespoir,
    Pas l’ombre d’une
    Tache à la lune,
    D’un mauvais souvenir ou d’un plaisir au noir.
  • Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
    Je veux quitter ce monde, heureux.
  • Quand la peinture
    Sera nature,
    Quand on verra fleurir aux murs en chaleur
    Tous les délires
    Des sans-écrire,
    Des affamés de l’âme, des fous de la couleur.
  • Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
    Je veux quitter ce monde, heureux. Quand, dans ses tripes,
    Un pauvre type
    Aura enfin trouvé, taillé dans du bois
    La chanson belle,
    Universelle
    Qui l’aura fait content, mais qui sera de moi. Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
    Je veux quitter ce monde, heureux. Quand ne claironnera plus personne,
    Au nom du bien, du mal, du roi ou de Dieu,
    Qu’on pourra faire
    Un tour de terre
    Sans pleurer, sans vomir, sans se fermer les yeux.

    Je veux quitter ce monde en regrettant un peu.
    Je veux quitter ce monde, heureux.

    Que je te touche,
    Que je te couche
    Et retrouver l’amour qu’on fait à quinze ans,
    Alors ma tendre
    Tu vas entendre
    Pour la première fois, on peut faire un enfant.

    Et puis quitter ce monde en regrettant un peu.
    Et puis quitter ce monde, heureux.

  • Tout simplement
    Fermer pour cause de sentiments différents
    Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
    Dans son cœur dans sa tête
    Si encore il m’attend ….
    Tout simplement
    Fermé pour cause de sentiments différents
    Tout simplement fermé pour cause d’inventaire
    Dans mon cœur dans ma tête
    Changer tout vraiment.
  •  Curieusement les aiguilles tournent
    Mais ce ne sont pas celles du temps qui passe
    Presque en silence quand on début on s’aime
    C’est pas vraiment la solitude mais c’est la certitude
    D’un sentiment indépendant de son attitude Oh ! Tout simplement
    Fermé pour cause de sentiments différents
    Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
    Dans son cœur dans sa tête
    Changer tout vraiment.
    Si encore il m’attend… Tout doucement
    Sur la pointe du cœur tourner la page
    Tout simplement
    Choisir un nouveau livre d’images
    Tout doucement
    Prêt à apprendre à aimer passionnément
    Tout simplement
    Une autre histoire dans un monde différent Tout simplement fermé pour cause de sentiments différents
    Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
    Dans son cœur dans sa tête
    Si encore il m’attend….

YVES DUTEIL

Sélection vidéo

Miniature 3:48

La Langue de chez Nous Yves Duteil

 

ssayez avec cette orthographe : YVES DUTEIL PRENDRE UN ENFANT – YVES DUTEIL PIJIBABI

 

Miniature 3:19

 

PRENDRE UN ENFANTYVES DUTEIL

 

creation artistique

 

Options de recherche

Miniature 2:52

Pour les enfants du monde entier  YVES DUTEIL

 

Trois belles chansons d’YVES  DUTEIL, humaniste dans l’âme, et poète

par surcroit

FRANCE NOSTALGIE

 

Ce n’est que loin de son Pays, qu’on reconnait ses valeurs

 

 

Miniature 3:24

Richard Cociante-Le Mot France

 

 

Joachim du Bellay1 est un poète français né vers 1522 à Liré en

Anjou, et mort le 1er janvier 1560 à Paris. Sa rencontre avec

Pierre de Ronsard fut à l’origine de la formation de la Pléiade,

groupe de poètes auquel Du Bellay donna son manifeste, la

Défense et illustration de la langue française. Son œuvre la plus

célèbre, Les Regrets, est un recueil de sonnets d’inspiration

élégiaque et satirique, écrit à l’occasion de son voyage à Rome de

1553 à 1557.

 

 

Joachim du Bellay (1522-1560)

Joachim du Bellay (1522-1560)

Activités poète
Naissance vers 1522
château de la Turmelière , Liré, Anjou, Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Décès 1560 (à 37 ans)
Paris , Pavillon royal de la France.png Royaume de France
Langue d’écriture français
Mouvement La Pléiade

Joachim du Bellay1 est un poète français né vers 1522 à Liré  

 

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage.

Biographie Joachim Du Bellay

Joachim Du Bellay appartenait à une illustre famille angevine. Il étudia à Poitiers où il fit la connaissance des milieux humanistes et rencontra Ronsard en 1547, ce qui décida de sa vocation poétique. En 1549, il fit paraître ‘Défense et illustration de la langue française’ qui prenait le parti du mouvement de la Pléiade regroupé autour de Ronsard. En avril 1553, Du Bellay qui était d’une santé fragile, partit pour Rome afin de devenir le secrétaire de son oncle, le cardinal Jean Du Bellay. Ce séjour qui dura quatre ans fut un choix malheureux. Le poète s’ennuya et souffrit de l’éloignement de son pays et des membres de la Pléiade, de même qu’il ne s’accommoda pas de son emploi ni des moeurs de la cour pontificale. Il écrivit pour en témoigner ‘Les Regrets‘, beau recueil mélancolique. Il mourut à Paris à 37 ans, et fut enseveli à l’église Notre-Dame.

 

 

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France, mère des arts…

 

France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m’as nourri longtemps du lait de ta mamelle ;
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.

Si tu m’as pour enfant avoué quelquefois,
Que ne me réponds-tu maintenant, ô cruelle ?
France, France, réponds à ma triste querelle.
Mais nul, sinon Echo, ne répond à ma voix.

Entre les loups cruels j’erre parmi la plaine ;
Je sens venir l’hiver, de qui la froide haleine
D’une tremblante horreur fait hérisser ma peau.

Las ! Tes autres agneaux n’ont faute de pâture,
Ils ne craignent le loup, le vent, ni la froidure :
Si ne suis-je pourtant le pire du troupeau.


Joachim DU BELLAY, Les Regrets (1558)

 

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Du Bellay : France, Mère Des Arts, Des

Armes Et Des Lois

Explications du texte

=> extrait du recueil Les regrets, publié en 1558. C’est l’un des poèmes les plus célèbres de Joachim du Bellay.
Sonnet qui appartient au genre de la plainte (= genre répandu au 16e-17e siècle dans toutes sortes d’arts).
Il exprime une souffrance.
Du Bellay avait écrit ce poème lorsqu’il était à Rome: cela fait ressentir une nostalgie de son pays natal.

I. Une plainte pathétique


Présence d’un interlocuteur => beaucoup d’exclamations.
Invocation de la France.
Image
de la faiblesse et du sacrifice => « le loup qui dévore l’agneau »
La nature est ici sauvage, elle représente l’hostilité.
« Écho » = JDB joue sur le sens propre et figuré. Il fait référence aux nymphes de Diane, déesse de la mythologie romaine.
L’hiver est lié au négatif => ici, JDB amplifie les effets du froid.

« le loup, vent, froidure » => énumération.
Le poème se termine sur un vers pessimiste.
« France, mère » => une mère nourrit son enfant.
La trame narrative du poème est fondée sur une métaphore filée (= Il s’agit d’une métaphore qui se prolonge, qui est développée (par ex. dans tout un paragraphe) et qui s’appuie le plus souvent sur des mots qui relèvent d’un même réseau lexical)
Volonté de donner une idée.

II. Une éloge nostalgique de la France


Volonté de donner une identité à la France.
En 1558, la mère des arts est l’Italie. Or JDB revendique la supériorité française dans l’ordre artistique.
Tradition culturelle, militaire, juridique.

Conclusion


Poème qui appartient au genre de la plainte, mais c’est un éloge de la France.
JDB définit l’âme de son pays natal.
=> il prend conscience de l’aspect culturel de la France.

 

Miniature

France, Mère des Arts

 

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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine

 

Miniature 3:39

ridan ulysse paroles

Poème de Joachim Du Bellay

 

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Miniature 2:34

Heureux qui, comme Ulysse par Georges Brassens

 D’après le poème de JOACHIM DU BELLAY

 

 

Miniature 3:22

Jean Ferrat ma France.

 

 

 

Miniature 3:14

DOUCE FRANCE. CHARLES TRENET. + LYRICS. (La France et les peintres).

Douce France Cher pays de mon enfance Bercée de tendre insouciance Je t’ai gardée dans mon coeur ! Il revient à ma mémoire Des souvenirs familiers

 

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